Déplacées, affamées, ciblées : le quotidien des femmes sur les routes du conflit dans l’Est de la RDC
Dans son rapport publié le 12 janvier, Human Rights Watch alerte sur l’ampleur et la systématicité des violences sexuelles dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’organisation souligne que les femmes déplacées internes constituent aujourd’hui la majorité des survivantes. Chassées de leurs villages par les combats, elles se retrouvent piégées dans un cycle de déplacements forcés, de précarité extrême et d’insécurité permanente.
Installées dans des camps surpeuplés ou dans des zones qu’elles ne connaissent pas, ces femmes sont exposées à des risques constants. Chaque sortie pour chercher de la nourriture, de l’eau, du bois ou un petit travail devient une menace.
Dans les champs, le long des routes, aux abords mêmes des sites de déplacés, elles sont attaquées par des groupes armés, des milices alliées aux forces armées, ou encore par des soldats réguliers, comme le documente Human Rights Watch.